De même, de nombreuses réglementations ont été récemment mises en révision : Plan Local d’Urbanisme, Plan de Déplacements de Paris, régime des livraisons, règlement de la publicité et des enseignes, droits de voirie et de terrasse...
Toutes ces modifications de l’environnement urbain ont bien évidemment des répercussions sur la vie des commerces (particulièrement pendant les travaux) mais aussi sur l’attractivité commerciale du site, une fois les aménagements terminés.
Et qui, mieux que les associations locales de commerçants, connaît les contraintes, les besoins et les évolutions économiques récentes du quartier ? Qui peut, au quotidien, travailler avec chacun des commerçants pour suggérer des modifications au projet ? Qui est, au demeurant, le plus légitime pour ce faire, notamment face aux élus des arrondissements ou aux riverains ?
Et c’est bien ce qui se passe lorsqu’aux côtés de la CCIP-Délégation de Paris, les associations de commerçants de certains quartiers mènent des enquêtes auprès des commerçants locaux, adhérents ou sympathisants, pour mieux connaître leur fonctionnement mais aussi mieux analyser les risques et les avantages d’un projet comme celui de la mise en place d’un quartier vert.

Il en est de même quand, avec les services de la Ville concernés par la mise en site propre de certaines lignes de bus parisiens, les représentants des associations de commerçants, accompagnés de la CCIP-Délégation de Paris, étudient avec attention les aménagements présentés et proposent des modifications très précises, concrètes, concernant, ici, la création d’une aire de livraison, là, l’élargissement d’une banquette de déchargement ou encore le déplacement d’un arrêt d’autobus.
Certes, toutes les prises de position des représentants des commerçants parisiens ne sont pas toujours retenues par les pouvoirs publics et l’on peut le regretter. Et parfois, ces mêmes groupements de commerçants, pourtant aidés par la CCIP-Délégation de Paris, ne peuvent participer avec efficacité à toutes les séances de concertation publique menées à Paris, souvent nombreuses. Mais peut-on se passer pour autant de leur avis, de leurs propositions et même de leur appui dans la mise en œuvre d’un projet urbain ?
Il y a donc là un rôle croissant des associations locales de commerçants dans le développement commercial et urbain de leur quartier qui s’ajoute à celui, plus traditionnel, consistant à animer leurs rues, y recréer de la convivialité et du « lien social », promouvoir le savoir-faire des adhérents et, plus encore, de l’ensemble des professionnels parisiens.
Mais le commerce et les activités de proximité se trouvent à Paris face à de nouveaux défis ; il leur revient, en partie et avec leur association représentative, de les relever avec efficacité.